D'un train, l'autre : 2 juillet 1944, les wagons de la mort

Dublin Core

Description

C'est une histoire particulière de trains (pluriel), avec comme fil conducteur, le voyage; voyage forcé et tragique pour le premier, voyage choisi et réparateur pour le second. Le premier déplacement s'inscrit dans l'histoire de la seconde guerre mondiale comme un des plus meurtriers de la déportation nazie vers l'Allemagne. Le second, situé de nos jours, guérit les âmes en souffrance à travers un travail psychanalytique en immersion dans le Transilien ou un trajet Grandes Lignes. Deux voyages ferroviaires que tout oppose et qui cultivent le paradoxe entre l'insupportable voire l'innommable d'hier et le parler libérateur et thérapeutique d'aujourd'hui. Reste le déplacement qui, finalement, ramène toujours à la condition humaine, quelles que soient les circonstances, l'époque ou les paysages.

Creator

Date

Language

Type

Coverage

France

Oral History Item Type Metadata

Interviewer

Dominique Prusak

Interviewee

- Arnaud Rykner, écrivain, auteur du livre "Le Wagon", metteur en scène et professeur d'études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle.
- Yves Meyer, résistant et déporté dans le train 7909.
- Jean Samuel, résistant et déporté dans le train 7909.
- Raymond Lovato, guide au Mémorial du wagon de la Déportation.
- Chantal Ravier, professeur d'histoire.
- François Ledru, Jean Mansuy, Pierre Pachin, tous témoins de l'arrêt du train 7909 à St Brice Courcelles.
- Danièle Meyer, Journaliste

Transcription

Compiègne, le 2 juillet 1944. Le débarquement a commencé il y près d’un mois. Un des derniers trains de déportés part du camp de Royallieu avec 22 wagons à bestiaux où sont entassés entre 2521 et 2152 hommes suivant les différentes recherches, essentiellement des résistants mais aussi des droits communs. C’est l’enfer : cent personnes entassés dans chaque wagon avec quasiment pas d’eau, la température qui peut dépasser 50°, les odeurs pestilentielles, les bagarres, certains hommes qui deviennent fous et les morts que l’on entasse dans un coin du wagon au fil des heures. Le train met 3 jours et demi dans la chaleur de l’été pour atteindre Dachau. A l’arrivée, les déportés ne sont plus que 1633. Près d’un tiers sont morts. Les corps alimenteront pendant 4 jours les crématoires du camp.

En 2010, Arnaud Rykner, écrivain et metteur en scène de théâtre écrit « le wagon », roman ultra réaliste d’après le voyage tragique de son grand-oncle déporté dans un des wagons à bestiaux de ce train qui porte le numéro 7909. Aujourd'hui, nous partons avec lui sur les voies ferrées qu'a empruntées Gabriel Rykner dit Rival, le grand-oncle résistant. Car, en dépit d'une histoire qui décrit les limites de la condition humaine, Arnaud Rykner n'a jamais vu les lieux de son récit imaginaire basé sur des faits réels. Un acte manqué (!), pourrait-on penser un peu facilement ? L'écrivain nous entraîne le long du ballast et nous raconte son voyage intime...

Original Format

MP3

Duration

00:29:47

Bit Rate/Frequency

00:29:47

Time Summary

audio/mpeg, 37.4 Mo

Files

FranceCulture.png

Collection

Citation

Steve Zissou, “D'un train, l'autre : 2 juillet 1944, les wagons de la mort,” Library, accessed November 16, 2018, http://owlswatch.net/docs/items/show/430.

Output Formats

Embed

Copy the code below into your web page

Geolocation